Portraits de rois et de président

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Le portrait officiel d’Emmanuel Macron a agité les réseaux sociaux la semaine dernière. Une stratégie de communication qui n’est pas nouvelle… 

La semaine dernière, les réseaux sociaux étaient en émoi : l’Élysée leur avait donné en avant-première le portrait officiel du président. Cette photographie a été vue, revue et commentée, des i-phones sur le bureau, aux livres ouverts ou fermés en arrière-plan, en passant par l’encrier. Il n’est pas nécessaire de rajouter un énième commentaire d’image pour rapprocher Emmanuel Macron de Julien Sorel, le héros du Rouge et le Noir posé sur le bureau, ou encore faire le parallèle avec Frank Underwood, un président sans scrupule de House of cards. On cherchera plutôt à se demander pourquoi un tel intérêt pour un portrait ? Pourquoi ressent-on le besoin d’expliquer, de décrypter les messages derrière ces images officielles ?

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Charlemagne vs Eminem : les Battles avant les Rap Contenders

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Vous cherchez le point commun entre Charlemagne et les rappeurs ? Ils ont tous le flow…

Vanner quelqu’un, on est tous capable de le faire. Mais certains sont vraiment plus doués que d’autres pour mettre à l’amende leurs interlocuteurs. On en a même fait un art, pratiqué lors des battles de rap, dans des grandes scènes de joutes verbales en public.

Si vous l’avez manqué, jetez un œil à Eminem séchant Papa Doc dans la dernière scène de 8 miles. Eminem a une stratégie unique : dénoncer lui-même ses propres faiblesses pour couper l’herbe sous le pied de son adversaire. En général, en battle, on fait le contraire : on expose toutes les faiblesses de l’autre. Regardez Nekfeu : pas besoin d’être le plus musclé, il faut juste avoir plus de tchatche, aller plus loin dans les délires de domination physique, sociale, sexuelle. Et là, il est vraiment le plus efficace.

C’est un jeu qui est né dans une culture très compétitive : celle du rap américain. Or ce genre de jeu était aussi pratiqué par les riches – par les nobles même, au Moyen Âge.

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Échanger avec ou échanger contre ?

Sans titre

Alors que les échanges économiques occupent une place toujours plus grande dans le débat public, revenons sur la conception de l’échange au Moyen Âge.

L’échange, dans nos sociétés monétarisées, n’occupe plus la place qu’il pouvait occuper jadis, dans des sociétés de troc, de commerce de proximité. Jugé un peu simplet, voire un peu suspect, l’échange semble réservé aux cours de récré. Et cette désaffection se reflète dans les termes mêmes qui vocalisent l’échange.

« Je t’échange mon goûter contre tes billes », pour rester dans notre cour de récré (cour de récré, le lecteur l’aura remarqué, des années 1990, quand il y avait encore des billes – on ne se refait pas). On a tous entendu cette phrase ou une équivalente, on l’a tous forcément dite au moins une fois : j’échange quelque chose contre quelque chose. C’est sur ce « contre » que je veux attirer l’attention aujourd’hui.

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Messire Marco Polo

1.jpgCette semaine, partons vers l’Asie avec Marco Polo, pour apprendre de nombreuses langues étrangères… et acquérir nos lettres de noblesse.

Aujourd’hui, parlons de l’un des personnages les plus célèbres de l’époque médiévale : Marco Polo. Pour celles et ceux qui n’auraient pas envie de s’avaler la notice Wikipédia, ou les dix heures nécessaires pour regarder la série du même nom, je résume à gros traits : jeune vénitien, Marco Polo voyage avec son père et son oncle jusqu’à la Chine de Kubilay Khan (un descendant de Gengis Khan). Il y passe plusieurs années, revient à Venise, raconte son histoire à un romancier croisé en prison. Ce dernier se dit alors qu’il tient le best-seller du siècle, et banco, ça donne le Devisement du Monde, l’un des plus gros succès de la littérature médiévale. C’est une très belle lecture, avec des monstres, des batailles, des aventures incroyables, franchement, il ne manque qu’un Mur de Glace géant.
Aujourd’hui, je vais me centrer sur un aspect précis du texte, et vous infliger une longue citation – désolé, mais vous remarquerez que j’ai pris la peine de traduire, alors on ne râle pas, sinon la prochaine fois, c’est en latin.

« Marco apprit si bien les coutumes des Tatares, et leur langage, et leurs écritures, et leur art militaire, que ce fut merveille. Car sachez en vérité : il sut en peu de temps plusieurs langages et quatre formes d’écritures. Pour cela dorénavant il fut appelé Messire Marco Polo. Et ainsi le nommera désormais notre livre, car c’est à bon droit. »

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Voir son avenir dans les étoiles

Bayeux_Tapestry_32-33_comet_Halley_Harold.jpgCette semaine, nous accueillons un article de Maxime Fulconis ! Alors mettons-nous la tête dans les étoiles pour voir que l’intérêt pour l’espace ne date pas d’hier…

Alors que tous les regards étaient récemment tournés vers la « super-lune », la présence de Thomas Pesquet dans la Station Spatiale Internationale attire les feux des projecteurs. Les entreprises de hautes technologies ont quant à elles les yeux rivés sur la privatisation de l’exploration spatiale qui semble s’annoncer, pour le meilleur et pour le pire. En somme, scientifiques et grand public regardent aujourd’hui le firmament les étoiles plein les yeux… Alors, on pourrait être tenté de penser qu’il s’agit d’un trait particulier de nos sociétés situées sur la ligne de départ de la conquête spatiale, mais en réalité nous partageons aussi cette fascination des étoiles avec les hommes et les femmes du Moyen Âge.

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