Brexitus primus : entrée et sortie de la Grande-Bretagne dans l’Empire romain

Pendant une semaine, Actuel Moyen Âge voyage dans le temps et vous offre une… Actuelle Antiquité ! Aujourd’hui, le Brexit et ses racines antiques…

Province des confins gouvernée par un ancien consul nommé par l’empereur, la Bretagne est une province romaine fortement militarisée. Toute ? Non ! Le nord de l’île résiste à la romanisation. Empire romain hier, Union européenne aujourd’hui, on pourrait croire que la distance entre l’île et le continent n’a jamais cessé de fluctuer.

Les géographes anciens considéraient que la lointaine Britannia était une immense île triangulaire entourée par la Germanie à l’est, la Gaule au sud, l’Espagne et l’Hibernie (Irlande) à l’ouest et rien d’autre que l’Océan au nord. Ces Méditerranéens n’ignoraient pas que l’île de Grande-Bretagne était réputée pour la richesse de ses métaux : l’or, l’argent, l’étain.

Une conquête toujours recommencée

À deux reprises, César fit traverser la Manche à ses légions. Une première fois en août 55 av. J.-C. pour jauger l’adversaire. Une seconde en juillet 54 qui l’amena à franchir la Tamise, à défaire une coalition bretonne dirigée par Cassivellaunos et à recevoir la soumission de plusieurs rois du sud de l’île. Pendant le siècle suivant, la présence de royaumes pro-romains au sud-est de la Grande-Bretagne détourna Rome d’entreprendre une coûteuse opération de conquête.

« Présentement, les Bretons n’ont à payer que des droits très peu lourds tant sur leurs exportations que sur les importations de Gaule. Il n’y a donc pas lieu d’occuper militairement leur pays. Mais, si l’on avait à tirer d’eux un tribut fixe, il faudrait y avoir au moins une légion avec de la cavalerie. Or, les frais d’entretien de ces troupes égaleraient à coup sûr le montant des impôts perçus. » Strabon, Géographie, IV, 5

Mais, en 43, l’empereur Claude envoie un contingent de 40 000 soldats : pendant 4 ans, les opérations se poursuivent avec succès au sud de l’île qui se couvre de forts et de voies permettant le déplacement rapide des troupes. Les gouverneurs successifs font face à d’incessantes révoltes au Pays de Galles et au nord de l’Angleterre tandis que se met en place, au sud de l’île, une stratégie de romanisation des élites locales. Une colonie de citoyens romains est établie à Camulodunum (Colchester), on y bâtit un temple du culte impérial tandis que l’urbanisation à la romaine s’intensifie également au sein des cités fédérées ou du municipe de Verulamium. Toutefois, nombre de locaux, peu enclins à l’assimilation, supportent péniblement la brutalité et le mépris des colons, vétérans nouveaux venus qui s’installent en terrain conquis.

Lorsque Prasutagos, le roi des Icéniens, meurt sans héritier mâle, l’administration romaine prend possession de ses terres sans la moindre considération pour les aristocrates locaux, ni pour sa veuve Boudicca, fouettée, ni pour ses filles, violées. La reine déclenche alors une violente révolte dans tout l’est de la province : Londinium, Verulamium et la colonie de Camulodunum sont en flammes. Des dizaines de milliers de Romains ou de leurs partisans sont tués avant que la révolte ne soit matée dans le sang et que le gouverneur ne soit écarté par l’empereur Néron.

« Jamais à coup sûr la Bretagne ne fut plus agitée ni dans une situation plus équivoque : des vétérans égorgés, des colonies incendiées, des armées assiégées. On combattit alors plutôt pour sauver sa peau que pour la victoire. » Tacite, Vie d’Agricola, V, 3

Peu après, un soulèvement éclate chez les Brigantes, au nord de l’Angleterre actuelle : il fallut trois ans au gouverneur Cerialis pour en venir à bout depuis sa base d’Eboracum (York). Une fois encore, c’est par l’installation de points fortifiés densément peuplés de légionnaires que Rome entend contrôler les vastes campagnes bretonnes. Son successeur s’attaqua quant à lui aux tribus galloises qui n’étaient toujours pas pacifiées. Puis c’est Agricola, le beau-père de l’historien Tacite, qui mena plusieurs campagnes victorieuses jusqu’en Ecosse où il remporta une bataille décisive contre une coalition menée par Calgacus. Tacite place dans la bouche du chef calédonien un discours dénonçant l’insatiable appétit de Rome :

« Ils ont pillé le monde entier et maintenant qu’il ne leur reste plus de terres à dévaster, c’est vers la mer qu’ils se tournent – avides d’argent si l’ennemi est riche, de pouvoir s’il est pauvre. L’Orient, pas plus que l’Occident, ne les a rassasiés. Ce sont les seuls au monde à convoiter avec la même ardeur les terres d’abondance et de misère. Rapt, massacre, pillage, c’est ce qu’ils appellent du faux nom d’autorité. Et lorsqu’ils font le vide, ils parlent de pacification. » Discours de Calgacus d’après Tacite, Vie d’Agricola

Leave or Remain : les revirements de Rome à l’égard d’une province laissée en plan

Le maintien d’une paix romaine en Bretagne demande davantage d’efforts que la conquête. César, après avoir facilement franchi la Tamise, avait décidé de ne pas laisser de troupes pour veiller sur le terrain conquis. Peu désireux de diviser ses forces, le proconsul se contenta de conclure une paix rapide pour repartir en Gaule avec des otages et la promesse de versement d’un tribut annuel à Rome.

Source : wikipedia

Bis repetita placent. Alors qu’Agricola avait atteint les Highlands écossais en 83, la victoire militaire ne déboucha pas sur l’intégration de ces territoires à la province romaine. C’est d’abord l’empereur Domitien qui rappela des troupes pour renforcer le secteur du Danube alors menacé par les Daces, les Quades et les Marcomans : les Romains se replièrent sur une ligne de 58 km de large, l’isthme Clyde-Firth of Forth. Rome céda encore du terrain lors des guerres daciques de Trajan dans les années 100 : la frontière nord de la province bretonne, le limes, se fixa alors sur l’isthme qui sépare la Solway de la Tyne – là où son successeur, Hadrien, fit ériger dans les années 120 un long mur de 117 km dont nombre de tronçons sont encore visibles aujourd’hui.

Ce limes ne se réduit pas à un simple rempart : c’est une zone militarisée permettant de défendre la frontière avec des voies, des fossés, des glacis, des fortins tous les mille pas, des tours dans les intervalles, des avant-postes au nord et des camps militaires en léger retrait au sud.

Paradoxalement, cette stratégie de consolidation de la frontière bretonne favorisa les revirements stratégiques : dès le début du règne d’Antonin le Pieux, la zone située entre le mur d’Hadrien et la ligne Clyde-Firth of Forth est remilitarisée. On y bâtit un mur de pierre et de terre, le mur d’Antonin, où sont déplacées l’essentiel des troupes jusqu’alors stationnées le long du mur d’Hadrien. Une dizaine d’années plus tard, on ordonna aux troupes de détruire leurs cantonnements et de faire le mouvement inverse. Elles ne restèrent pas bien longtemps sur le mur d’Hadrien : on les renvoya en effet occuper la ligne nord pendant deux ou trois ans, avant de l’abandonner définitivement, en 163.

À ces revirements stratégiques, s’ajoute une autre dimension : les ambitions extra-insulaires des commandants des légions de Bretagne. En 196, le gouverneur de la province, Clodius Albinus, se proclame Auguste et quitte la Bretagne avec l’ensemble de ses forces pour affronter Septime Sévère. Le départ des troupes et la défaite d’Albinus incitent des peuples calédoniens à franchir le mur d’Hadrien. Marchant sur les pas d’Agricola, Septime Sévère mène alors une campagne jusqu’en Ecosse et réorganise le limes d’Hadrien.

En 286, le général Carausius se proclame empereur en Bretagne avant que les empereurs de Rome n’envoient Constance Chlore rétablir la situation : une monnaie d’or le qualifie de redditor lucis aeternae pour avoir rendu la lumière éternelle de Rome à la Bretagne. La province est divisée en quatre, les pouvoirs civils et les commandements militaires sont strictement séparés. Constance Chlore et son fils Constantin firent également renforcer le limes et ses avant-postes. C’est d’ailleurs à Eboracum, comme jadis Septime Sévère, que décède Constance Chlore en 306. Les troupes de Bretagne proclament alors son fils empereur et offrent à l’Empire un énième usurpateur.

All good things must come to an end!

Au début du IVe siècle, alors que les provinces bretonnes sont sous la menace des Pictes au nord, des Scots nord-irlandais à l’ouest, des Saxons et des Francs à l’est, villes et campagnes prospèrent pourtant jusqu’aux troubles des années 360. La crise culmine en 367 avec l’offensive simultanée de Pictes, de Scots, d’Attacots, de Saxons et de Francs : le mur est contourné, le sud est envahi, les troupes romaines se débandent. Once again, Rome envoie un commandant rétablir l’ordre : il s’agit de Théodose l’Ancien, père du futur empereur Théodose. Le mur d’Hadrien est à nouveau renforcé, des campagnes victorieuses sont menées au nord mais Pictes et Scots profitent de la diminution continue des effectifs militaires en Bretagne. En 383, Magnus Maximus, commandant en chef des troupes bretonnes, emporte avec lui une partie de ses hommes en Gaule pour y affronter l’empereur légitime. En 401, c’est Stilicon, empereur par intérim, qui prélève de nouvelles troupes pour protéger l’Italie des Goths. En 407, un commandant romain de Bretagne du nom de Constantin III traverse la Manche pour contrer les raids germaniques qui venaient de franchir le Rhin mais laisse sa province sans défense.

En 410, lorsque les élites bretonnes sollicitent le secours de Rome pour faire face aux raids maritimes des Saxons, le refus de l’empereur Honorius consacre l’abandon par Rome de ces provinciaux trop éloignés et peut-être trop singuliers. Malgré l’opposition d’évêques pro-romains, des aristocrates locaux hostiles à la présence romaine prennent en main le sort de la Bretagne : ils installent des Saxons au sud de l’île afin d’éviter toute reprise en main impériale ultérieure. Quand ces Saxons fédérés se soulèvent en 440 contre les Bretons, ils trouvent face à eux des officiers britto-romains tels qu’Ambrosius Aurelianus et, selon l’évêque gallois Geoffroy de Monmouth, un certain Uther Pendragon. Mais c’est une autre histoire…

Vivien Barrière

Maître de conférences en histoire et archéologie, Vivien Barrière travaille sur le processus de romanisation des provinces occidentales de l’Empire, à travers les problématiques d’architecture, d’urbanisme et de construction publique.

Pour en savoir plus :

  • Simon Esmonde Cleary, The Ending(s) of Roman Britain, dans David A. Hinton, Sally Crawford, Helena Hamerow (éd.), The Oxford Handbook of Anglo-Saxon Archaeology, Oxford, 2011.
  • Patrick Galliou, Britannia. Histoire et civilisation de la Grande-Bretagne romaine Ier-Ve siècles apr. J.-C., Paris, 2004.
  • David Mattingly, An Imperial Possession: Britain in the Roman Empire, Londres, 2006.
  • Peter Salway, Roman Britain. A Very Short Introduction, Oxford, 2015.

Quelques sources antiques :

  • César, Guerre des Gaules, IV, 20-38 (débarquement de 55 av. JC) ; V, 1-23 (campagne de 54 av. JC)
  • Tacite, Vie d’Agricola
  • Pline, Histoire naturelle, 4, 30 (description géographique de la Bretagne)
  • Pomponius Méla, Chorographie, III, 6 (description de la Bretagne et de ses habitants)
  • Strabon, Géographie, IV, 5 (description géographique de la Bretagne)
  • Tacite, Annales, XIV, 31 (sur la révolte de 61 menée par Boudicca)

7 réflexions sur “Brexitus primus : entrée et sortie de la Grande-Bretagne dans l’Empire romain

  1. J’ai beaucoup aimé cet article. Great stuff. Souvent je me suis
    demandé si ces Bretons du temps des Romains avaient quelque chose à voir avec les Britanniques d’aujourd’hui, ethniquement, je veux dire. Un peu la même question si les Italiens de maintenant sont les Romains de jadis. J’ai du mal à le croire.

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    1. Merci pour votre retour !

      Les Romains appelèrent Britanni les habitants de la Britannia. Les liens semblaient très forts entre ces peuples bretons insulaires (ou brittons) et les Celtes vivant au nord et à l’ouest de la France actuelle. Il existe des Atrébates au sud de la Grande-Bretagne (du côté de l’actuel Hampshire, autour de Silchester) comme il en existe en Gaule Belgique (du côté d’Arras et de l’Artois). Les Parisii existent à la fois dans le Yorkshire et en région parisienne. En 56 av JC, des Bretons avaient apporté leur aide aux peuples armoricains face aux légions de César. Le proconsul romain indique aussi que certains Gaulois (Commios par exemple) utilisèrent la Britannia comme base de repli. Bref, il y avait une réelle cohérence pour César à prolonger ses opérations « gauloises » outre-Manche. Mais, le pragmatisme l’incita à se concentrer sur le territoire correspondant à la France actuelle et à définir l’espace de sa conquête comme un espace géographique cohérent (Océan, Rhin, Alpes, Pyrénées). Quoi qu’il en soit, ces Celtes n’étaient pas les premiers occupants des lieux mais ce sont clairement à des populations celtisées qu’ont eu affaire nos Romains.

      Lorsque la Britannia devient une province romaine, des vétérans s’installent dans plusieurs fondations coloniales romaines au sud de l’île, puis des dizaines de milliers de légionnaires et des troupes auxiliaires venues (entre autres) de Belgique (Tongres), de Germanie (Bataves) se succèdent pendant des décennies le long du mur d’Hadrien.

      A la fin de la période romaine, des Saxons (peuple germanique) s’installent au sud de l’Angleterre avec l’accord d’aristocrates locaux romano-bretons ou britto-romains. Puis, arrivent a minima des Angles (Germanie), des Vikings (Scandinavie) puis des Normands avec Guillaume le Conquérant, pas seulement des soldats mais bien des populations qui s’installent durablement.

      Je ne parle même pas de la diversité des populations de l’Empire colonial de la Couronne britannique. Bon courage pour déterminer la proportion d’ADN britton que peuvent posséder le prince George, Lewis Hamilton ou Elton John.

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  2. Pour se faire une idée plus précise, sur la question des origines ethniques des britanniques on peut tout de même trouver des articles de vulgarisation (assez ancien) tel que celui ci :

    https://www.theguardian.com/science/2015/mar/18/genetic-study-30-percent-white-british-dna-german-ancestry

    Si l’on souhaite aller un peu plus loin, il faut se plonger dans des études plus récentes de 2018 et 2019, qui montrent que la dernière « invasion » ayant impacté significativement la population des iles britanniques est intervenue il y a 4500 ans.

    Aujourd’hui entre 70 et 85 % des britanniques males sont porteurs du chromosome YDNA R1b (transmis de père en fils), cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas eu de métissages avec les populations locales, (la moitié des chromosomes d’un individu sont apportés par leur mère, soit un quart par leur grand père maternel). Cela veux juste dire que les ancetres males porteurs de ce chromosome et leurs descendants immédiats ont obtenu plus de succès reproducteur que d’autres, mêmes s’ils n’étaient pas nombreux à avoir débarqué et sans entrer dans les détails « techniques » qui expliquent ce fait qui sont toujours en débat à l’heure actuelle.

    Les impacts respectifs des « envahisseurs » suivants : romains, germains, vikings et normands furent marginaux car ils ne concernèrent à chaque vague que de faibles populations de nouveaux venus.

    Ainsi les saxons (terme générique pour designer les germains : frisons, francs, angles, jutes et saxons) n’ont constitué qu’un faible apport de population estimé entre 50 000 et 200 000 individus répartis sur deux siècles, soit entre 250 et 1000 arrivées par an, pour une population locale supérieure au million d’habitants.
    Les vikings n’étaient certainement pas assez nombreux dans leurs contrées d’origine pour se permettre de s’expatrier en masse. Il existe donc à ce propos un fossé qu’il est hasardeux de franchir car il n’est démontré ni archéologiquement ni génétiquement.
    Quant à l’impact des normands, ceux ci ne formèrent jamais qu’une troupe de 30 000 soudards, constituée autour des normands pour un tiers de Bretons et un tiers de Flamands (dont les ancetres ne peuvent être distingués de ceux des « Anglais » du XIe siècle) qui débarquèrent dans leur grande majorité en 1066.

    A cet égard Bruno Dumézil apporte un regard neuf sur la question des invasions barbares des 5e et 6e siècle.

    https://www.unige.ch/rectorat/maison-histoire/mediatheque/grandesconferences/bruno-dumezil-les-barbares-lalterite-necessaire-9112017/

    Une séquence de la conférence référencée ci dessus aborde justement les invasions barbares de la Grande Bretagne.

    Ce qui en découle c’est que les imaginaires collectifs construits (bien peu scientifiques) sont toujours opérationnels à l’heure actuelle.

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    1. Pour l’estimation de la population de la Bretagne romaine à l’époque tardive à plus d’un million d’habitants, pouvez-vous me dire quelle est votre source svp ?
      De mon côté, j’avais trouvé une estimation très inférieure autour de 350 000 habitants à la fin du IIe s. ap. JC dans Badel, Inglebert 2014, p. 78.

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      1. Merci pour votre réponse, je vous prie de trouver ci dessous quelques liens pour répondre à cette question.
        Merci pour votre réponse, je vous prie de trouver ci dessous quelques liens pour répondre à cette question.

        Un million, c’est en fait une estimation basse, les plus hautes placent la population entre 4 et 6 millions. Il faut sans doute pondérer les extrêmes, mais il existe des estimations crédibles basées sur le nombre de villes romaines répertoriées en Grande Bretagne.

        Historical Population of United Kingdom, 43 AD to Present
        http://chartsbin.com/view/28k

        A Brief History of Roman Britain
        Joan P. Alcock 2011
        https://books.google.fr/books?id=t7KeBAAAQBAJ&pg=PT260&redir_esc=y#v=onepage&q&f=false
        page 172 dans la version pdf de l’ebook

        Quotation : « The population of Roman Britain is difficult to estimate. Collingwood in 1936 suggested ‘half a million and at most a million’. Frere in 1974 raised this to a population of about 3 million at the end of the second century ad. Salway in 1993 postulated 4–6 million, probably too high, while Fulford in 1984 lowered it to 2.8 million. Millett in 1990 made a serious attempt to calculate a reasonable figure, suggesting 3.6 million at the beginning of the fourth century. He calculated that the military and their families and dependants would have been about 125,000 and the urban population about 240,000.  »

        The End of Roman Britain by Michael E. Jones (1998-04-02)
        https://books.google.fr/books?id=hBNr765THaIC&printsec=frontcover&dq=The+End+of+Roman+Britain&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwj80ZTqidDlAhWlDWMBHX7EDJEQ6AEILjAA#v=onepage&q=The%20End%20of%20Roman%20Britain&f=false
        page 13 à 17 consultable en ligne

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  3. Je signale un excellent wargame (non pas sur ordinateur mais sous forme de carte en papier et de pions en carton) sur la révolte de Boudicca en 61 après JC : https://boardgamegeek.com/boardgame/5923/hell-hath-no-fury
    C’est ce jeu qui m’a fait découvrir la révolte de Boudica, dont je n’avais jamais entendu parler. Malheureusement, j’ai fait des recherches sur Internet et les sources sur cette révolte semblent assez lacunaires.

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